Michel Genest-Lahaye

Michel Genest-Lahaye
Michel Genest-Lahaye
  • Entraîneur spécialiste de la perche, de sprint et haies et d'épreuves combinées
  • Médaillé des Jeux du Canada
  • Détenteur d'un record du Québec au 4x400m plat
  • 4 participations aux Jeux de la Francophonie

Professeur d'éducation physique à l'école St-Pierre à Sainte-Thérèse et détenteur d'une maîtrise en physiologie, Michel Genest-LaHaye est spécialiste de la perche, du sprint et des haies, ainsi que des épreuves combinées. Ayant débuté sa carrière de coach comme assistant-entraîneur de Richard Crevier chez le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke en 1997-98, il est entraîneur au COCH depuis 1999. Il supervise couramment 6 athlètes de la section Élite.

Sa carrière d'athlète commence en 1990 au Club d'athlétisme de Sherbrooke affilié au Vert et Or. L'année suivante, il se joint déjà à l'équipe nationale au niveau Junior, et participe aux épreuves de perche aux Jeux Panaméricains Juniors en Jamaïque. L'année 1991 est cependant marquée d'une malchance: il s'inflige une fracture de la cheville.

En 1993, Michel se rend aux Jeux du Canada et y récolte 3 médailles de bronze, au 110m haies, au 400m haies, et au 4 x 400m plat, inscrivant un record du Québec dans cette dernière épreuve.

En 1994, il participe aux Jeux de la Francophonie à Paris. Finaliste au 4 x 400m, il participe à un autre record du Québec dans cette discipline. En 1995, il se mérite une 19e position au 400m haies et une 9e place au 4 x 400m plat aux Universiades de Fukuoka, au Japon.

1996: champion canadien au 400m haies, sa qualification pour participer aux Jeux Olympiques échappe cependant à Michel. Malgré tout, il se qualifie dans le groupe B et participe ainsi à la tournée de l'équipe Canada B dans ce qu'on appelle des Grands Prix 2, en Norvège, en Finlande et en Suède. Il y constate avec surprise que dans ces pays, on organise au cours des compétitions un système de paris, comme aux courses de chevaux! L'histoire ne dit pas si Michel a fait la fortune d'un ou deux Scandinaves, mais nul doute qu'il est revenu lui-même enrichi de son expérience.

En 1997, Michel atteint des objectifs personnels. Porte-drapeau de l'équipe du Québec aux Jeux de la Francophonie à Madagascar, c'est là qu'il court son dernier 400m haies à vie, terminant 5e. Mais, devant l'équipe nationale canadienne, c'est la 5e position de son équipe au 4 x 400m plat qui lui donne l'occasion de contribuer à un record du Québec qui tient toujours en 2006, soit 3min 8sec et 20 centièmes.

En 1998, il est classé dans l'équipe nationale en décathlon et participe au match Canada-Hollande, en Hollande. Dépassant son objectif personnel de 7000 points, il atteint 7017 points lors de cette compétition.

C'est en 1999 que Michel essaie le saut à la perche, pour le plaisir. Un divertissement qui aura des suites, puisqu'il se rend en 2001 aux Jeux de la Francophonie à Ottawa, en 2002 aux championnats canadiens à Edmonton, où il finira 3e, et enfin en 2005 au Niger, aux Jeux de la Francophonie, au terme desquels il quitte définitivement la compétition internationale. Il est le seul avec un autre athlète, un judoka, au sein des athlètes canadiens, à avoir inscrit une 4e participation à ces Jeux.

On pourrait en être surpris avec cette feuille de route, mais selon Michel, les performances sportives ont une importance somme toute secondaire. Ce qu'il valorise avant tout, c'est que l'athlète qu'il entraîne se réalise en tant que personne. Par l'entremise d'objectifs personnels que l'athlète se fixe et atteint, le sport est un outil, un moyen permettant cette démarche d'accomplissement personnel. Cohérent dans sa philosophie, Michel insiste sur l'importance de la poursuite des études: il est particulièrement fier des ses athlètes dont certains ont décroché un diplôme universitaire de premier cycle ou complèteront bientôt une maîtrise, comme lui!